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2010 : une année facile pour les investisseurs?

06 janvier 2010

<p><strong>Ad van Tiggelen est senior strategist chez Multi-Asset Group d&rsquo;ING Investment Management. L&rsquo;information contenue dans ses colonnes n&rsquo;est pas &agrave; &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme conseil ni comme recommandation de certains placements. </strong></p>

En détail 

A la lecture des prévisions des grandes banques d’investissement, on ne peut que conclure que 2010 sera une année facile pour les investisseurs. Le consensus a rarement été si fort. En résumé, 2010 sera une bonne année pour les actions, en particulier le premier semestre. Le second semestre pourrait s’avérer plus difficile car les investisseurs commenceront à anticiper des relèvements des taux par les banques centrales occidentales ou – si la vigueur de la reprise devait décevoir – à redouter un second creux de la récession. Les pays émergents afficheront à nouveau de meilleures performances que les marchés développés, tandis que les obligations d’Etat offriront au mieux de faibles rendements à un seul chiffre.

Au vu des prévisions bénéficiaires consensuelles (+25%) et des valorisations toujours raisonnables des actions, ce scénario semble avoir du sens, en particulier à court terme. Si l’on y regarde de plus près, seule une chose est certaine : si en 2009, le timing a été le facteur primordial, en 2010, il sera surtout question de dualisme. Connaîtrons-nous une reprise durable ou la prudence des consommateurs entraînera-t-elle un second creux ? Les banques centrales inverseront-elles rapidement leur politique monétaire souple ou financeront-elles de nouvelles bulles spéculatives ? Les banques resteront-elles parcimonieuses en termes de crédit ou l’octroi de crédit se normalisera-t-il rapidement ? Personne ne peut répondre à ces questions avec une certaine certitude.

Le principal dualisme résidera toutefois dans l’affrontement entre les forces cycliques et les forces structurelles. Le redressement cyclique actuel doit en effet être considéré dans le contexte des tendances structurelles sous-jacentes : prédominance croissante des marchés émergents, vieillissement de la population dans les pays industrialisés et numérisation accélérée de la société. Le premier développement a un effet inflationniste, mais le deuxième et le troisième sont de nature déflationniste. Les consommateurs plus âgés ont tendance à réaliser moins de gros achats (ils possèdent déjà une maison et une voiture), tandis que le shopping en ligne permet une visibilité parfaite des prix, puisqu’il suffit d’appuyer sur une touche pour obtenir l’offre la moins chère. Cela n’est peut-être pas une coïncidence si les rendements des obligations d’Etat à échéance longue s’obstinent à rester faibles, défiant tous les discours de reprise économique et d’inflation imminente.

Bref..., 2010 pourrait s’avérer ne pas être une année si facile après tout. Comment les investisseurs doivent-ils faire face à ces questions complexes? Tout d’abord, il convient de ne jamais parier sur une issue “classique” uniquement. Cette fois, l’expérience du passé pourrait s’avérer un guide peu fiable pour le futur. Pour l’instant, les actions semblent en effet la classe d’actifs la plus prometteuse, mais il ne faut pas négliger les perspectives des obligations! La bataille entre les forces inflationnistes et déflationnistes est probablement plus équilibrée que jamais et d’éventuelles craintes quant à un second creux de la crise pourraient facilement ramener les taux à 10 ans des pays les plus solides de la zone euro sous les 3%.

Ensuite, en ce qui concerne les actions, il pourrait être temps de réinvestir dans les perdants de la dernière décennie, les valeurs technologiques. Le “fantasme” numérique de 2000 devient de plus en plus une réalité numérique et les valorisations sont plutôt raisonnables. Les achats en ligne connaissent une croissance exponentielle, de nombreuses applications deviennent mobiles et les besoins en écrans plats et en espaces de stockage des données seront énormes. De surcroît, ce secteur est mieux préparé que tout autre à faire face aux pressions sur les prix, car il n’a jamais connu que la déflation. Les investisseurs davantage axés sur la génération de revenus peuvent aussi se tourner vers les opérateurs télécoms, qui offrent en moyenne un rendement du dividende de presque 6%.

Enfin, après le ‘rally’ impressionnant des plus petites entreprises et des obligations de qualité inférieure, les investisseurs devraient progressivement se concentrer sur les actions et obligations des grandes sociétés à capitalisation élevée, qui affichent actuellement des valorisations plus attrayantes. Il ne sera donc pas question de s’ennuyer en 2010!

Avis important

Consultez toujours la banque concernée avant de prendre une décision. Ce message a uniquement un caractère informatif général et ne tient pas lieu de recommandation, d'offre ou de demande d'achat ou de vente d'un produit quelconque.

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