L’investisseur belge redoute une hausse des impôts

19/01/2010

En détail 

L'investisseur belge est devenu légèrement moins enthousiaste en décembre. Bien que le sentiment soit resté globalement positif, l'appétit pour le risque a diminué. Quatre investisseurs sur dix craignent un nouveau dérapage des finances publiques et la plupart des investisseurs belges semblent persuadés que les impôts vont augmenter.

Le Baromètre des investisseurs d'ING est passé de 120 points en novembre à 113 points en décembre. Un niveau supérieur à 100 points reflète toujours une grande confiance parmi les investisseurs, mais il n'est toutefois plus question d'euphorie. Cela est dû au fait que la confiance en une reprise économique s'est légèrement effritée. Ainsi, 39% des sondés ont ressenti une amélioration conjoncturelle au cours des trois derniers mois, alors qu'ils étaient encore 45 % en novembre. Il est frappant de constater que les personnes âgées de 65 ans et plus se montrent nettement plus optimistes que la moyenne. Cela pourrait s'expliquer par le fait que cette tranche de la population est moins affectée par la dégradation du marché du travail. Il serait néanmoins excessif d'en conclure que les investisseurs craignent un retour de la récession. Pas moins de 35% des personnes interrogées prévoient d'ailleurs toujours une amélioration de la conjoncture au cours des trois prochains mois, alors que 23% anticipent une évolution moins favorable. En ce qui concerne la bourse, les investisseurs s'attendent à une progression plus timide. 36% des sondés tablent encore sur une hausse au cours des trois prochains mois, mais il s'agit du pourcentage le plus faible de ces cinq derniers mois. Quant aux investisseurs actifs, ils sont manifestement plus optimistes : dans cette catégorie, 49 % misent en effet sur une hausse des cours et seuls 13 % s'attendent à une baisse. Dans l'ensemble, l'appétit pour le risque a légèrement diminué. Ainsi, ils ne sont plus que 25% à penser que le moment est propice pour investir dans des actifs à risque, tandis que 51% semblent fuir ce type de placement comme la peste. Même les obligations deviennent à nouveau moins populaires. Seuls 28% estiment que l'heure est venue d’en acheter. Et près d'un quart des investisseurs n'attendent pour le moment plus rien des obligations. 

La situation déplorable des finances publiques constitue une des sources d'inquiétude des Belges à l'heure actuelle. À peine 21% des investisseurs pensent que les finances publiques belges vont s'améliorer au cours des prochaines années, alors que 40% s'attendent à une nouvelle détérioration. Signalons que les francophones se montrent légèrement plus confiants : 27% d'entre eux tablent sur une amélioration, contre seulement 18% du côté néerlandophone. Les investisseurs sentent venir l'orage : 75% estiment que les impôts vont augmenter dans les prochaines années, tandis que 3% espèrent une réduction. 81% des néerlandophones interrogés redoutent un accroissement de la pression fiscale, contre 66% chez les francophones. On dit souvent que les Belges épargnent davantage lorsqu'ils craignent une augmentation des impôts. Et cela semble se confirmer au vu du taux d'épargne, qui avoisine actuellement les 20%. Toutefois, aucune tendance claire ne se dégage de l'enquête. En effet, si 19% des répondants qui pensent que les impôts vont augmenter déclarent qu'ils économiseront davantage au cours des prochaines années, ils sont tout de même 20% à affirmer le contraire. La réaction de l'investisseur demeure donc incertaine. En revanche, la hausse des impôts semble d'ores et déjà considérée par la plupart des investisseurs belges comme une certitude.

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